Glissement de terrain dans un camp de réfugiés Rohingyas, un enfant mort (ONU)

Près de 2 500 familles de réfugiés, soit environ 11 mille personnes sont touchées par les averses de la mousson

Glissement de terrain dans un camp de réfugiés Rohingyas, un enfant mort (ONU)

La première forte pluie de mousson de cette année a balayé les camps de réfugiés Rohingyas au Bangladesh, tuant un enfant et endommageant plus de 1 000 abris, a déclaré mardi un responsable de l'ONU.

"Des pluies torrentielles et des vents de 70 km / h ont causé au moins 89 incidents, dont 37 incidents de glissement de terrain, causant plusieurs blessés et un décès confirmé - un enfant", a déclaré Andrej Mahecic, porte-parole du HCR. 

"Près de 2 500 familles de réfugiés, soit environ 11 mille personnes, sont touchées", a-t-il indiqué, ajoutant que plus de 1 000 abris ainsi que dix points d'eau, 167 latrines, un établissement de santé et un site de distribution ont été endommagés.

Selon l'ONU, jusqu'à 200 000 réfugiés sont menacés de glissements de terrain et d'inondations et doivent encore être déplacés vers des zones plus sûres.

Depuis le 25 août 2017, plus de 750 mille réfugiés, principalement des enfants et des femmes, ont fui le Myanmar vers le Bangladesh voisin, à la suite d’une campagne de répression lancée par les forces birmanes contre la communauté musulmane minoritaire, selon Amnesty International.

Au moins 9 700 Rohingyas ont été tués dans l’Etat d’Arakan entre le 25 août et le 24 septembre l'année dernière, selon Médecins sans frontières.

Dans un rapport publié récemment, le groupe humanitaire a déclaré que la mort de 71,7% des victimes, soit 6 700 Rohingyas, a été causée par la violence. L’ONG a dénombré 730 enfants de moins de 5 ans parmi les morts. 

Depuis des décennies, les Rohingyas, décrits par l'ONU comme la communauté la plus persécutée au monde, subissent des attaques qui se sont notamment accrues depuis 2012.

L'ONU a documenté des viols collectifs de masse, des meurtres - y compris de nourrissons et d’enfants –, des cas de torture et des disparitions commises par des membres des forces de sécurité birmanes. Dans un rapport, les enquêteurs de l'ONU ont déclaré que de telles violations pouvaient constituer des crimes contre l'humanité. AA



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