Selon Pompeo, les Etats-Unis ne dissimulent pas le meurtre de Khashoggi

Le Secrétaire d'État américain, Mike Pompeo a annoncé que son pays poursuit des enquêtes sur le meurtre du journaliste saoudien, Jamal Khashoggi.

Selon Pompeo, les Etats-Unis ne dissimulent pas le meurtre de Khashoggi

Le Secrétaire d'État américain, Mike Pompeo a annoncé que son pays poursuit des enquêtes sur le meurtre du journaliste saoudien, Jamal Khashoggi.

C'est ce qui ressort de la visite du Secrétaire d'État américain en Hongrie, lundi, dans le cadre d'une tournée européenne, qui comprend également la Slovaquie et la Pologne.

"Les États-Unis ne dissimulent pas un crime", a ajouté Pompeo, notant que son pays prend des mesures supplémentaires pour traduire en justice tous les responsables de la mort de Khashoggi.

Après 18 jours de déni et d'interprétations contradictoires, Riyad avait fini par admettre que Khashoggi a été tué dans les locaux de son consulat à Istanbul.

Évoquant une "querelle" comme cause de la mort, Riyad avait alors annoncé l'arrestation de 18 citoyens saoudiens impliqués dans l’affaire, sans révéler le lieu où se trouve le corps.

À la mi-novembre, le bureau du procureur saoudien a annoncé que la personne qui avait ordonné l'assassinat était le chef de l'équipe de négociation (sans le nommer).

Le journal américain Washington Post avait indiqué que selon les investigations de la CIA, l'ordre du meurtre a été donné par le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane.

La Rapporteure spéciale sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires au Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme Agnès Callamard qui a réalisé une visite en Turquie entre le 28 janvier et le 3 février, avait déclaré:

"Les preuves que j'ai collectées pendant ma mission en Turquie, montrent que Khashoggi a été victime d'un meurtre prémédité et impitoyable perpétré par des responsables de l'Etat d'Arabie saoudite". 

Le 3 janvier 2019, le ministère public saoudien a annoncé la tenue de la première audience du procès mais les Nations unies ont estimé que le procès était insuffisant et ont réitéré sa demande d'une "enquête transparente et rigoureuse".

AA avec TRT



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