Yildirim: "La sécurité de l'Europe commence en Turquie"

"Faire une distinction entre les organisations terroristes, c'est trahir l'Humanité et la paix mondiale", a déclaré le Premier ministre turc, face au comportement de l'Europe vis-à-vis des groupes terroristes

Yildirim: "La sécurité de l'Europe commence en Turquie"

Le Premier ministre turc, Binali Yildirim, a une nouvelle fois dénoncé le manque de solidarité de l’Europe avec la Turquie face au terrorisme, rappelant que la sécurité de l’Europe passe par celle de la Turquie.

Le chef du gouvernement truc s’exprimait, mardi, en marge du déjeuner offert aux ambassadeurs turcs réunis cette semaine à Ankara.

Il est revenu sur la lutte de la Turquie contre toute forme de terrorisme et a critiqué les double-standards appliqués par les pays occidentaux et l’Europe face aux différents groupes terroristes.

Il a expliqué que FETO, organisation terroriste auteur de la tentative de coup d’état du 15 juillet 2016, poursuit une large campagne de désinformation dans le monde pour « embrouiller » les esprits vis-à-vis de la Turquie.

"L'organisation terroriste PKK aussi mène une large campagne particulièrement en Europe. L’Europe reconnaît le PKK et Daech comme des organisations terroristes, mais autorise-t-elle Daech à faire sa propagande ? Non. Mais vous pouvez voir les drapeaux et les affiches du PKK dans les couloirs du Parlement européen", a-t-il dit.

"Notre amie, notre alliée, l'Europe, fait des distinctions entre les groupes terroristes. Quand il s'agit du PKK elle ferme les yeux mais quand c'est Daech elle ne le fait pas. Faire une distinction entre les organisations terroristes, c'est trahir l'Humanité et la paix mondiale", a-t-il ajouté.

Le Premier ministre turc a rappelé que la Turquie est actuellement attaquée de toutes parts par ces différentes organisations terroristes, faisant état d’une guerre « asymétrique ». La situation en Syrie et en Irak a de lourdes conséquences tant sécuritaires qu’humaines sur la Turquie.

"Mais le monde reste inactif face à cela, il ne fait rien d’autre que dénoncer", a-t-il regretté.

"Les pays européens ne font rien d’autre que beaucoup parler. Ils doivent assumer une partie du fardeau que porte la Turquie. La sécurité de l'Europe commence en Turquie. Si la Turquie n'est pas sécurisée, l'Europe ne le sera jamais. Le terrorisme est partout. Aucun pays n’est à l’abri", a-t-il poursuivi.

Binali Yildirim s’est ensuite exprimé sur les négociations en cours actuellement à Genève pour une solution politique à Chypre.

Il a réitéré l’engagement d’Ankara à apporter tout son soutien pour une solution juste et équitable entre les deux parties de l’île.

"Les négociations ont atteint un certain avancement. Il faut qu’un système de gouvernance juste et équitable soit instauré sur l’île. Il faut mettre en place les garanties pour ne pas revivre les douleurs du passé", a-t-il indiqué.

Le chef du gouvernement a rappelé que la Turquie se porte garante de la partie turque de l’île (nord) et que la Grèce se porte garante de la partie grecque de Chypre (sud).

"Notre plus grand souhait est qu’un état fédéral à deux parties soit créé et nous continuerons d’apporter notre soutien dans ce sens", a-t-il déclaré.

Mais il a prévenu l’Union européenne : "Ne faites pas comme en 2004 quand vous avec intégré Chypre alors que la partie grecque a dit non au référendum de réunification et quand vous avez ignoré toutes vos promesses concernant la partie turque qui avait dit oui au même référendum."

 

AA



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