Celik: L'adhésion à l'UE est un objectif stratégique rationnel

"L'objectif d'une adhésion à l'Union Européenne (UE) va dans le sens des intérêts de la Turquie" a assuré le ministre turc, Omer Celik

Celik: L'adhésion à l'UE est un objectif stratégique rationnel

Le ministre turc des Affaires européennes, Omer Celik a répondu aux questions des députés de la commission du budget et de la planification du parlement turc dans la nuit de lundi à mardi au sujet du budget de son ministère.

Il a rappelé que, dans une région de plus en plus imprévisible, le partenaire le plus stable est l'Europe.

"L'objectif d'une adhésion à l'Union Européenne (UE) va dans le sens des intérêts de la Turquie" a t-il assuré.

Celik a affirmé que la Turquie avait besoin des prescriptions européennes pour parvenir à se réformer socialement, politiquement et économiquement.

Le ministre turc a indiqué que malgré les promesses non tenues, la Turquie n'a pas abandonné les réformes.

"Cela n'a pas été simple. L'autorité politique n'était pas consolidée comme aujourd'hui. A chaque nouvelle réforme, nous avions face à nous les militaires tutélaires, Ankara était en ébullition. Lorsque qu'un paquet de réforme était en préparation, les téléphones n'arrêtaient pas de sonner. De très sérieux risques ont été pris sur ces sujets. Un jour viendra où nous en parlerons. A l'époque où notre président de la République était Premier ministre, plusieurs menaces, implicites, nous sont parvenues" a t-il relevé.

Au sujet de l'attitude de l'EU envers la Turquie, Celik a rappelé un échange qu'il avait eu avec un responsable européen présenté comme étant "l'un des 10 politiciens les plus influents d'Europe".

"Il m'a tenu ce discours : "Erdogan est un grand leader. J'ai été témoin de sa capacité à réformer dans des moments très difficiles". Je le quitte, je rentre en Turquie, j'allume ma télévision, le même individu est en train de déclarer : "Erdogan est un dictateur". Malheureusement, ces derniers temps nos interlocuteurs ont développé ce genre de caractère. On ne peut pas généraliser, mais avant, la majorité d'entre eux étaient différents" a t-il lancé.

Celik a réaffirmé qu'il existait, entre la soumission et le rejet de l'UE, une troisième voie qui serait celle de la Turquie.

"L'autre côté de nos 1295 kilomètres de frontières avec l'Irak et à Syrie est instable, et cette instabilité va augmenter. (...) La stratégie d'un Etat, c'est d'investir d'avantage dans la région la plus stable. Aujourd'hui, le côté européen est le plus stable, donc accroître nos relations (avec l'Europe) c'est tout à fait rationnel." AA



SUR LE MEME SUJET